Tour de Bretagne à la voile 2015 - Skipper Hérault et Gwen Gbick représentent le Sud

Publié le par Xavier Macaire

Tour de Bretagne à la voile 2015 - Skipper Hérault et Gwen Gbick représentent le Sud

Le Tour de Bretagne à la voile 2015 va s’élancer dimanche 23 au départ de Saint-Malo. A bord du Figaro Hérault, deux coureurs du CEM (Centre d’entraînement de Méditerranée), Xavier Macaire et Gwen Gbick, petite interview croisée :

- Gwen, Xavier, quelles sont vos attentes sur le Tour de Bretagne à la voile ?

X : Pour moi, le tour de Bretagne c’est un bon entraînement avant la Generali Solo, du plaisir et un résultat.

G : Oui, ça me parle tout ça !

- Avez-vous déjà navigué ensemble ?

X : Oui, assez régulièrement lors des entraînements avec le CEM et une fois en course, en Match Race cet hiver, on s’en souvient bien puisqu’on a gagné la sélective à Sète !

- Que pensez-vous de votre duo ?

X : On est les meilleurs !

G : Oui, ça s’arrête là. (rires).

X : Non, on plaisante… Notre duo… on est complémentaires. Moi je suis plus du large alors que Gwen est plus de la régate.

G : Oui, pour tout ce qui est connaissance du large et stratégie, Xavier a une expérience imparable. Moi, j’ai les bons réflexes sur les petites courses : les départs et les petites choses à gérer lors des parcours construits (risées, effets de sites...)

- Quelle est la principale qualité que vous pouvez attribuer l’un à l’autre ?

X : Gwen il est fonceur, quand il a décidé quelque chose, il y va, pas qu’à moitié ; que ce soit côté stratégie ou dans ses réglages, il fait les choses à fond. Du coup, quand c’est un bon choix, c’est à fond dans la réussite ! Moi, je reste souvent trop mitigé.

G : Il y a beaucoup de choses que j’apprécie chez Xavier, mais le fait le plus marquant c’est sa capacité à aller tout le temps à l’essentiel, c’est une grande force et c’est assez incroyable, j’ai rarement vu ça. Son grand calme c’est positif aussi, il doit souvent bouillir à l’intérieur avec tout ce qu’il vit pendant une course, mais il sait rester serein, c’est un point fort, notamment en équipage.

Un petit troisième, c’est le côté relation humaine, Xavier est quelqu’un qui a un bon feeling avec les gens, naturellement, il n’est pas obligé de parler, communiquer ce n’est pas forcément parler…

X : Mais du coup tu en as dit plein, moi aussi j’ai d’autres choses à dire ! Gwen a une capacité d’analyse efficace, il arrive à cerner les événements, à les comprendre et à prendre des décisions optimales, c’est une qualité de coach !

- Et un défaut ?

X : C’est clair qu’on est un peu tête en l’air tous les deux !

- Quelles sont les difficultés attendues sur cette régate ?

G : Pour deux coureurs méditerranéens comme nous… la pluie et le mauvais temps ! (rires).

Plus sérieusement, il n’y a pas vraiment de difficulté à part le fait qu’on n’ait pas beaucoup navigué en mode course sur ce bateau. Le challenge va donc être de bien orchestrer les choses pour être performants.

- Quels sont vos atouts par rapport aux autres équipages ?

X : A la Solitaire du figaro, j’avais une bonne vitesse, c’est une bonne base, si on la retrouve, ça devrait être confortable pour se mesurer aux autres.

- Quels équipages sont « à surveiller » selon vous et pourquoi ?

G : Je ne les ai regardés que brièvement sur le papier, je n’ai pas fait le tour, j’attends surtout d’être au contact des plus expérimentés sur l’eau. L’idée est de se confronter aux meilleurs pour bien préparer la Generali Solo.

X : Direct, je dirais Fred Duthil et Thierry Chabagny. Mais c’est vrai que le but n’est pas de surveiller, c’est d’être au coude à coude avec les plus expérimentés du circuit Figaro pour être encore plus performants en vue de la Generali Solo.

G : Et on ne va pas rester observateurs, s’il y a des coups tactiques à jouer, on n’hésitera pas à partir tous seuls dans une option.

- Quelques mots sur Saint-Malo ?

X : C’est un beau plan d’eau, il y a beaucoup de monde à naviguer, et c’est aussi une entité historique forte, c’est sympa !

G : Oui, ça sent vraiment la cité corsaire, ce n’est pas juste un nom. De plus, les gens portent en eux la Route du Rhum, les gens sont intéressés, ils posent des questions, ils vivent vraiment l’événement.

X : Saint-Malo, en fait, c’est une cité porteuse par son Histoire mais on sent aussi l’histoire actuelle de la Route du Rhum, et tout ce qui reste à écrire en voile.

- Une devise avant de partir en mer ?

X : « Se faire plaisir, se donner à fond et on verra le résultat. »

G : « Vivre intensément chaque moment » : le parcours est si beau, j’ai envie de le vivre à 100% !

Merci Gwen, merci Xavier et bon vent à vous !

Pour les suivre : http://tourdebretagnealavoile.com

https://twitter.com/TBVOILE

Et les pages facebook de Xavier et de Skipper Hérault.

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