La Solitaire Urgo Le Figaro - 4e Etape « Tout ne dépend malheureusement pas que de l’envie »

Publié le par Xavier Macaire

La Solitaire Urgo Le Figaro - 4e Etape « Tout ne dépend malheureusement pas que de l’envie »

Longue, complexe et riche en retournements de situation : telle a été la quatrième et dernière étape de la 48e édition de la Solitaire Urgo – Le Figaro qui s’est achevée ce vendredi matin, au terme de trois jours et 17 heures de mer. Si différents leaders se sont succédés en tête de flotte, au bout du compte, la victoire à Dieppe est revenue à Charlie Dalin. Xavier Macaire, lui, s’est finalement octroyé la 7e place, à moins de dix minutes du premier, après un joli duel avec Yann Eliès dans les derniers milles. Au général, cela lui permet de se hisser de la 9e à la 8e place. Si le skipper de Groupe SNEF regrette quelques petites erreurs commises ici et là depuis le départ de Bordeaux, il peut néanmoins se satisfaire de terminer dans le Top 10 malgré un début de préparation tardif.

 

La Solitaire Urgo Le Figaro - 4e Etape « Tout ne dépend malheureusement pas que de l’envie »

« Ça a été une étape longue, balèze mais vraiment intéressante », a résumé Xavier Macaire à son arrivée au ponton, à l’issue de la quatrième et ultime étape de la Solitaire du Figaro 2017, en l’occurrence un morceau de 505 milles au départ de Concarneau et à l’arrivée de Dieppe, via le phare de Wolf Rock, Owers et Antifer. « Les premiers milles dans la pétole, pendant 36 heures, ont été costauds mais il y a eu plein de trucs à jouer. Régulièrement, il y a eu des opportunités de revenir. De ce fait, il y a souvent eu des bouleversements au pointage. C’était assez captivant », a commenté le skipper de Groupe SNEF. « De mon côté, j’ai eu des hauts et des bas. Des moments avec une bonne vitesse et d’autres où ça allait moins bien. Parfois j’ai aussi tiré les mauvais bords. Hier après-midi, j’ai perdu dix places sur un mauvais coup. Ça m’a rendu fou. Je me suis arraché les cheveux. Heureusement, cette nuit et aujourd’hui, j’ai réussi à me refaire grâce à un bord un peu différent et une bonne vitesse au portant. Sur la traversée de Manche j’ai aussi fait une belle trajectoire et effectué un envoi de spi au bon moment. Au final, je suis plutôt content de ce dernier round », a relaté le navigateur qui termine donc l’épreuve par une jolie 7e place, à moins de dix minutes du premier.

« Des petites erreurs qui provoquent des problèmes en cascade »

Au général, c’est ainsi une place de grappillée. « Un bilan de cette Solitaire ? A chaud, ce n’est pas facile à faire. J’étais venu chercher mieux qu’une 8e place, mais je me rends compte que cette année, pour moi, ça aurait été dur. Il faut reprendre les choses à la base et travailler. Tout ne dépend malheureusement pas juste de l’envie, mais d’une multitude de choses. J’ai fait plein d’erreurs tout au long de cette course », a détaillé Xavier. « J’ai manqué des petites choses toutes bêtes. J’ai notamment commis des fautes de réglages tout simples que je ne devrais plus faire au bout de six ou sept ans de Figaro. Ce sont des petits trucs qui pénalisent un peu, qui font perdre deux places par-ci ou deux places par là. Au bout du compte, ça coûte vite cher et surtout, ça peut provoquer des problèmes en cascade et faire dégringoler franchement au classement. Cela m’est arrivé plusieurs fois et je sais que je vais devoir faire attention à ça à l’avenir », a ajouté le marin qui a terminé 7e et 5e de la première et de la troisième manche, et qui peut légitiment regretter la deuxième, entre Gijón et Concarneau, bouclée en 24e position. « Parfois, on ne sait pas trop à quoi ça tient. Il est vrai que j’ai débuté ma préparation plus tard que les autres, le temps de mettre sur pied mon nouveau projet avec le Groupe SNEF. Mais ça n’est pas seulement ça. Nicolas Lunven a été brillant de bout en bout cette année. Ce ne sera sans doute pas la même chose l’année prochaine. Il y a des moments où tout fonctionne parfaitement et d’autres où c’est plus compliqué. Je crois que c’est comme ça pour tout le monde », a conclu Xavier Macaire.

Commenter cet article