La Solitaire Urgo Le Figaro - 1ère Etape - Xavier Macaire : « C’était impressionnant »

Publié le par Xavier Macaire

Une mer démontée et jusqu’à 50 nœuds dans les rafales au plus fort du passage de front : la première étape de la 48e Solitaire Urgo – Le Figaro s’annonçait copieuse. Le fait est qu’elle a tenu toutes ses promesses. Xavier Macaire l’a avoué lui-même à son arrivée à Gijón, ce mercredi à 00h55, jamais de toute sa vie de marin, il n’avait eu à affronter de telles conditions. Le skipper de Groupe SNEF a toutefois plutôt bien tiré son épingle du jeu, réussissant à préserver au mieux son matériel, puis à remonter nombre de ses concurrents sur le dernier tiers du parcours (420 milles entre Bordeaux – Pauillac et Gijón via Eaux Saines, près d’Arcachon, puis Rochebonne, au large des Sables d’Olonne) grâce notamment à une belle vitesse. A l’arrivée, il s’empare de la 7e place, avec un retard de 54 minutes sur le leader, Nicolas Lunven. Un écart significatif, certes, mais absolument pas rédhibitoire, contrairement à un grand nombre de concurrents.

La Solitaire Urgo Le Figaro - 1ère Etape - Xavier Macaire : « C’était impressionnant »

« C’était costaud ! », voilà les premiers mots lâchés par Xavier Macaire à son arrivée au Puerto Deportivo, de Gijon, très tôt, ce mercredi matin. « Nous nous sommes pris un sacré passage de front. Une dépression franchement violente. Je me demande si j’avais déjà rencontré des conditions aussi musclées dans ma vie de marins ! Nous avons eu une mer vraiment énorme, très hachée, avec des rafales extrêmement fortes. C’était impressionnant », a indiqué le skipper de Groupe SNEF, pourtant très expérimenté.  « Dans ces conditions, on sait qu’on n’a pas d’autre choix que d’y aller de toutes façons. Ça ne sert donc à rien de penser à se mettre en fuite. La seule chose à faire c’est d’affronter le truc le plus vite et le mieux possible; de se concentrer pour ne pas casser de matériel, pour ne pas faire d’erreur et éviter, notamment, les faux virements, c’est-à-dire ceux que l’on déclenche sans faire exprès », a commenté le navigateur qui, à l’arrivée, déplore quelques petits pépins sans grande importance, contrairement à d’autres, comme Erwan Tabarly ou Anthony Marchand, ayant carrément été contraints à l’abandon, voyant ainsi leurs chances de bien figurer au général s’envoler.

« Pas trop loin des leaders »

« Dans le plus fort du coup de vent, mon pilote automatique s’est montré assez capricieux. Visiblement, il n’a pas trop aimé les six mètres de creux et les déferlantes. A cause de ça, j’ai énormément barré. Je ne pouvais, d’ailleurs, absolument rien faire d’autre à ce moment-là », a précisé le skipper qui a longtemps oscillé entre la 12e et la 16e place avant de remonter comme une fusée aux avant-postes dans le dernier tiers du parcours. « Je n’ai pas toujours été très bien placé mais j’ai effectivement fait un bon bord ce matin. Je n’ai pas eu le sentiment de forcer plus que ça, mais j’avais une bonne speed et j’ai réussi à bien revenir sur le paquet de tête. Au final, je finis 7e. C’est bien surtout que je n’arrive pas trop loin des leaders », a ajouté Xavier qui compte un retard de 54 minutes sur Nicolas Lunven, le premier au classement général provisoire. « Bien sûr, on voudrait que ce soit moins. Quand on entend l’arrivée du premier à la VHF, on compte les minutes et elles paraissent alors interminables, mais bon, ce n’est pas si mal. Il y a pas mal d’écarts avec les suivants. Cette étape était dangereuse à plusieurs niveaux. Moi, je suis à 54 minutes du premier qui a très bien navigué et qui a même été exemplaire sur cette première étape. C’est vrai, c’est déjà beaucoup mais tout reste encore jouable ».

 

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