La Solitaire Urgo Le Figaro - 2e Etape - « Une étape pas facile »

Publié le par Xavier Macaire

La Solitaire Urgo Le Figaro - 2e Etape - « Une étape pas facile »

Il l’avait annoncé avant le départ, cette deuxième étape de la Solitaire Urgo – Le Figaro serait piégeuse. Xavier Macaire ne pensait pas si bien dire. Car s’il redoutait des écarts importants à l’arrivée à l’Occidentale de Sein à cause d’une dorsale plantée au milieu du golfe de Gascogne, il ne pouvait pas anticiper autant de renversements de situation entre la pointe bretagne, Belle-Ile et Concarneau. Pas imaginer non plus que des écarts supérieurs à 30 milles après 24 heures de course entre le premier et le dernier puissent se réduire à moins de 10 à l’arrivée, ni que dix bateaux se tiendraient en moins de quinze minutes sur la ligne. « Ça a vraiment été une étape difficile, avec peu de vent et une grosse houle de face ou de travers… Le plus dur pour moi a clairement été de subir une très grosse perte de terrain dès la première nuit. Ce n’est pas évident d’accepter de prendre huit milles dans la vue à peine 12 heures après le départ. A ce moment-là, tu te dis « Aie, ça fait mal ». Le pire, c’est qu’ensuite, l’écart avec les premiers n’a fait que s’accentuer. J’ai toutefois manqué des opportunités de revenir. Je m’en veux un peu. Ce que je voulais sur cette manche, c’était être dans le match. Jouer avec les premiers bateaux. Là, ça n’a pas été le cas, hormis hier, lorsque je me suis retrouvé à naviguer bord à bord avec Yann Eliès. On s’est fait tous les deux une petite régate dans la régate et à ce moment-là, il y a vraiment eu du plaisir. Après ça, j’ai fait une option sous Groix qui n’a pas payé du tout parce que je suis tombé dans de la pétole. Sur ce coup, j’ai encore perdu des places alors que j’étais bien motivé pour aller en regagner avant l’arrivée. J’ai manifestement eu un nouveau coup de mou », a indiqué le skipper de Groupe SNEF qui s’est octroyé la 24e de cette étape de 420 milles entre Gijón et la Ville Bleue, « En temps, ce n’est pas si catastrophique que ça puisque je finis à une heure et quatre minutes du vainqueur, Adrien Hardy. Reste qu’après une heure déjà prise à l’issue de la première étape, ça commence à faire beaucoup », a commenté Xavier qui se voit rétrogradé de la 8e à la 16e place au classement général provisoire. Pas le temps de trop y penser toutefois car il faut désormais se focaliser sur la troisième étape, une boucle de 150 milles, au départ et à l’arrivée de Concarneau, en passant par la bouée Cardinale Sud banc de Guérande et la bouée cardinale de Belle-Ile, dont le coup d’envoi sera donné demain, à 12 heures. « Ça fait court pour se reposer, mais c’est pareil pour tout le monde. On va partir pour un vrai sprint. Là encore, ce ne sera pas facile. »

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